Epargner stratégiquement

Il n’existe pas de bons ou de mauvais placements !

Il y a des placements qui correspondent à vos objectifs et d’autres non : tout dépend de vos projets, de votre horizon de placement, de votre sensibilité au risque, de votre âge et de votre patrimoine.

Afin de déterminer le placement qui répond à vos attentes, nous recueillons au cours d’un premier entretien, l’ensemble des informations importantes. Nous réalisons également un questionnaire de profil de risque qui nous permettra d’élaborer une stratégie financière.

Bref, vous l’aurez compris, le placement miracle n’existe pas !


 

Sur cette page, nous vous présentons deux exemples.
Mais ce thème est également abordé dans les exemples suivants :

Alain, le contrat de capitalisation
Claude et Michèle, assurance vie et fonds communs
Célia, le PEA Assurance
Pierre, le PERP à bon escient
Brigitte et Jacques, le choix entre immobilier et assurance vie
Maxime et Marie, la liberté de l’usufruitier

Avertissement > Les situations ci-dessous sont présentées à titre pédagogique et ne constituent en aucun cas un conseil.
En gestion de patrimoine, pas d'automédication !


 

Alain, 42 ans, commerçant, célibataire sans enfant

Alain s’est constitué un patrimoine immobilier en vue de sa retraite. Les biens acquis ayant pris de la valeur, il est désormais soumis à l’ISF.

 

Depuis un an, il est en litige avec un de ses locataires qui ne paie plus son loyer.
Alain réalise que la gestion immobilière peut parfois s’avérer difficile.

Lorsqu’il sera à la retraite, un loyer en moins constituera un manque à gagner.
Ne devrait-il pas se constituer un capital ?

 

Les objectifs d’Alain, l’étude patrimoniale et le questionnaire de risques nous amène à lui proposer une épargne mensuelle sur un contrat de capitalisation. Les raisons sont multiples, développons-en cinq.

1- La fiscalité applicable au contrat de capitalisation en cas de rachat est aussi avantageuse que celle appliquée à un contrat d'assurance vie (contrairement à ce dernier, le contrat de capitalisation ne présente pas d'avantage particulier en cas de décès et rentre dans l'actif successoral).

2- Alain est imposable à l’ISF. Or, les contrats de capitalisation permettent de déclarer à l’ISF uniquement les montants investis et non les intérêts générés. (RM Deprez n° 2020, JO AN 21 octobre 2002, p.3722 ; RM Mathieu n° 2372, JO Sénat 24 octobre 2002, p.2475).

3- Son horizon de placement étant son départ en retraite, il épargnera régulièrement pendant 25 ans. Alain pourra à tout moment augmenter ou diminuer ses versements, les arrêter et les reprendre quand il le souhaitera.

4- Le questionnaire de risque indique qu’Alain a un profil dit « équilibré ». Son horizon étant à long terme, nous orienterons ses versements vers des fonds actions (55%) et des fonds obligataires (45%). Un des avantages de l’épargne régulière sur des fonds actions est de réduire significativement la volatilité. Nous réajusterons ces pourcentages en fonction des marchés financiers au fil du temps. Plus Alain se rapprochera de son départ en retraite, plus nous sécuriserons son capital sur des fonds en euros au capital garanti.

5- Lorsqu’Alain sera retraité, il pourra choisir de ne pas toucher à ce capital, de faire des retraits quand il le souhaitera, d’effectuer tous les mois des rachats partiels programmés ou encore de le transformer en rente viagère.

Pour en savoir plus sur le contrat de capitalisation, cliquez ici.

 

Claude et Michèle, retraités, 2 enfants et 3 petits-enfants

Claude et Michèle sont mariés depuis 40 ans sous le régime de la communauté réduite aux acquêts. Ils sont aujourd’hui tous les deux à la retraite. Leurs pensions sont confortables et leur tranche marginale d’imposition est à 30%.

En avril 1998, Claude a ouvert un PEL au taux attractif de 3,10% (hors prime d’état).

Aujourd’hui, la valeur en compte est de 59 000 €.

Les versements effectués sont issus de la communauté. Bien que le PEL soit ouvert au nom de Claude, le PEL est un bien commun.

Claude s’interroge sur la pertinence de conserver son PEL. En effet, les intérêts étant fiscalisés (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux), il lui semble que la rentabilité nette n’est pas très élevée.

Claude a raison, la tranche marginale d’imposition du foyer fiscal étant à 30%, la rentabilité nette n’est que de 1,69%.

Claude décide de clôturer son PEL et d’ouvrir un contrat d’assurance vie, en fonds en euros, à son nom, avec comme bénéficiaire, son épouse Michèle afin qu’elle puisse disposer comme elle le souhaite des sommes versées.

La rentabilité sur le fonds en euros sera supérieure à celle du PEL, la fiscalité moindre dans le temps et Claude a toujours entendu que les contrats d’assurance vie étaient hors succession.

 

Sans le savoir, Claude fait peut-être une erreur. Pourquoi ?

 

Imaginons que Michèle décède avant lui, quel sort est-il réservé à ce contrat alimenté par des fonds communs ?

Depuis le 1er janvier 2016 et la réponse ministérielle Ciot, la valeur de rachat des contrats d’assurance vie souscrits avec des fonds communs fait partie de l’actif de communauté sur le plan civil. Le contrat entre donc dans le calcul de la réserve des enfants. En revanche, contrairement à la période 2010-2015, le montant en compte n'entre pas dans la masse de calcul des droits de succession.

Cela signifie qu’au décès de Michèle, les fonds du contrat d’assurance vie s’ajouteront aux autres biens détenus par le couple pour la détermination du montant de la réserve des enfants.

Claude et Michèle ont plusieurs alternatives, développons en deux :

  • Souscription d'un contrat d’assurance vie en co-adhésion (Claude et Michèle), avec un dénouement au premier décès (= fin du contrat). Si Michèle décède en premier, le contrat est dénoué et les sommes sont versées à Claude, sans être incluses dans l’actif de communauté.
  • Claude souscrit seul le contrat d’assurance vie et prend rapidement rendez-vous avec Michèle chez leur notaire. L’Officier ministériel modifiera leur régime matrimonial en y insérant une clause de préciput portant sur les contrats d'assurance vie non dénoués. De cette façon, si Michèle décède en premier, le contrat n'entrera pas dans l'actif successoral et Claude en conservera la propriété (il devra néanmoins s’acquitter du droit de partage de 2,5%).

Pour en savoir plus sur l'assurance vie, cliquez ici.

A noter ! Si Claude avait souscrit seul et avait désigné comme bénéficiaires ses 3 petits-enfants ou ses 2 enfants, Claude et Michèle auraient également dû prendre rendez-vous chez leur notaire afin de faire évoluer leur régime matrimonial en insérant une clause modifiant la prise en compte des récompenses.