Optimiser votre fiscalité

Réduire votre imposition, c’est avant tout avoir une vision long terme.
Les produits dits défiscalisant comme la loi Duflot ou les FIP/FCPI ne sont en aucun cas des points de départ.

Une restructuration de vos revenus, de vos biens et de vos avoirs suffit souvent à réduire votre imposition ou votre taxation.

Une étude approfondie de votre avis d’imposition, de votre patrimoine, de vos besoins et de vos projets d’avenir est capitale pour la mise en place de stratégies long terme aux effets durables. 

 



 

Patricia et Omar, 48 et 50 ans, 2 enfants

Patricia et Omar sont mariés et parents de deux enfants de 15 et 23 ans.

Leur fils aîné, Paul, est étudiant. Cette année, il est surveillant dans un collège et donne des cours particuliers.

Paul est rattaché au foyer fiscal de ses parents. En plus de leurs salaires, Patricia et Omar déclareront donc également ceux perçus par Paul.

Patricia et Omar se demandent s’il est plus judicieux que Paul soit rattaché au foyer fiscal et qu’ils bénéficient d’une demi-part supplémentaire ou qu’il soit détaché et déclare ses propres revenus. 

RAPPEL
La fraction des salaires perçus par les étudiants âgés de moins de 25 ans au 1er janvier 2013, en rémunération d’une activité exercée pendant leurs études, n’a pas à être déclarée dans la limite annuelle de 4 290 € en 2013 (3 fois le SMIC mensuel). L’excédent est imposé entre les mains de l’étudiant s’il fait sa propre déclaration, à défaut, intégré aux revenus de ses parents.

Salaires déclarés par Patricia et Omar = 35 000 € X 2 = 70 000 €
Salaires perçus par Paul = 11 000 €

 

Si Paul est rattaché au foyer fiscal de ses parents, voici l’imposition du foyer :

enfant majeur rattaché au foyer fiscal

 

Si Paul est détaché du foyer fiscal, voici l’imposition du foyer :

Enfant majeur détaché du foyer fiscal

Si Patricia et Omar retiennent ce choix, Paul établira sa propre déclaration de revenus, mais ne paiera aucun impôt car il bénéficiera de la décote.

 

Charles, 53 ans, hérite de son père

Lors de la succession de son père, Charles hérite d’un appartement à Bordeaux et de liquidités.

Dans la déclaration de succession, Charles estime la valeur de l’appartement à 155 000 € afin de minimiser les droits et frais de succession qu’il devra payer.

Le patrimoine net perçu s’élevant à 500 000 €, Charles s’acquitte des droits de mutation à titre gratuit pour un montant de 78 194 €.

Un an après, Charles décide de vendre l’appartement pour sa valeur vénale, soit 189 000 €.

Charles devra donc s’acquitter d’une plus-value immobilière de 11 730 € calculée sur la différence entre le prix de vente (189 000 €) et la valeur déclarée (155 000 €).

Si dans la déclaration de succession, Charles avait estimé le bien de Bordeaux à sa valeur vénale (189 000 €), il aurait payé 84 994 € de droits et frais de succession, soit 6 800 € en plus (84 994 € – 78 194 €).

FAITES LE CALCUL !

D’un côté, Charles aurait payé 6 800 € en plus de droits et frais de succession, de l’autre, il paiera 11 730 € de plus-value immobilière… Sans compter que Charles s’expose au risque de redressement par l’administration fiscale des droits de succession…

En fiscalité, une vision court-terme, est toujours un très mauvais choix !

A noter ! La problématique aurait été identique si le père de Charles lui avait donné l’appartement de Bordeaux et sous-estimé sa valeur pour réduire les droits à régler.